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A fond la planche!




À fond la planche!


Eric Walters

Traduit de l’anglais
par Lise Archambault



orca soundings





ORCA BOOK PUBLISHERS

Table of Contents

Chapitre premier

Chapitre deux

Chapitre trois

Chapitre quatre

Chapitre cinq

Chapitre six

Chapitre sept

Chapitre huit

Chapitre neuf

Chapitre dix

Chapitre onze

Chapitre douze

Chapitre treize

Chapitre premier

La cloche vient de sonner, marquant la fin des cours et la fin de ma sieste. Je me penche pour ramasser mon sac à dos, je mets mon cahier dedans et je me lève. Malgré ce lent départ, je suis le premier à sortir de la classe. C’est la première fois de toute la journée que mon esprit ou mon corps bouge aussi rapidement.

La porte se referme derrière moi, assourdissant la voix de l’enseignant qui rappelle en criant qu’il y aura un test demain. Est-ce qu’il ne comprend pas que la journée est finie? Il devrait s’arrêter de parler parce que je n’écoute plus. Je sais qu’il y aura un test demain et c’est certain que je vais étudier. J’ai prévu manquer le premier cours du matin pour me préparer. Mais pour l’instant, je suis libre.

Je descends le corridor, évitant de justesse les élèves qui vont dans l’autre direction. Je ne les connais pas pour la plupart, mais je sais que nous voulons tous la même chose : sortir de l’école aussi rapidement que possible. Arrivé au vestiaire, j’ouvre mon armoire pour y jeter mon sac à dos. Il ne contient rien dont je vais avoir besoin ce soir. La seule chose dont j’ai besoin se trouve au fond de l’armoire et…

— Hé, Phil!

Je me retourne.

— Wally! Ça va?

— La journée est finie, c’est sûr que ça va bien. Qu’est-ce que tu veux faire?

— J’ai pensé rentrer directement à la maison. J’ai des corvées domestiques à faire. Ensuite, je vais finir tous mes devoirs et faire un peu de math d’extra, juste pour être mieux préparé. Puis je vais lire quelques chapitres de la Bible avant de me coucher. Tu sais ce qu’on dit : Il_9781554694228_0009_001 L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt Il_9781554694228_0009_002.

— Sans blague? demande Wally.

— À question stupide, réponse idiote. Qu’est-ce que tu penses que je vais faire? Je me penche pour ramasser la planche au fond de mon armoire.

— Je savais qu’on allait faire du skate, dit Wally qui tient sa planche sous son bras. Je voulais juste savoir .

— Je pensais aller derrière le Super Save.

— Ça me va. J’imagine que Lisa ne viendra pas?

Je me retourne, claque la porte de mon armoire et bloque le cadenas.

— Qu’est-ce que tu en penses?

— Encore un peu susceptible, hein?

— Pas susceptible. Fatigué de me faire poser la question. Tu veux faire du skate ou pas?

Wally me tend sa planche.

— Ce n’est pas juste pour avoir l’air cool que je me promène avec ça.

— C’est aussi bien comme ça, parce que l’air cool, ça ne marche pas vraiment pour toi, dis-je en blaguant.

La foule est moins dense. Ça veut dire que d’autres élèves se sont échappés avant moi. Je n’aime pas ça. Nous marchons dans le corridor à toute vitesse et je me dis que nous pourrions avancer beaucoup plus vite en roulant sur nos planches. Mais bien sûr, nous serions suspendus.

Dehors, le stationnement est plein d’autos qui reculent, puis avancent lentement jusqu’à la sortie. Les élèves se faufilent entre les autos. Nous faisons de même. Ici aussi la planche serait plus rapide, mais le même règlement s’applique : ceux qui sont pris à faire du skate sont suspendus. On dirait qu’il y a plus de règlements et de punitions pour contrôler la planche que la vente de drogues.

Nous arrivons enfin au bout du stationnement. À quelques pieds en dedans du terrain de l’école, je mets ma planche par terre, saute dessus et me mets à pomper vers la liberté.

Le chemin en asphalte descend vers un tunnel qui passe sous la route principale. Des groupes de gens s’y trouvent. J’aime bien ça. Les gens deviennent des pylônes dont il faut faire le tour. Je pompe encore plus fort pour prendre de la vitesse. Je zigzague entre les groupes en les évitant, mais tout juste.

Je m’accroupis pour profiter de ce que la pente me fera prendre de la vitesse. Juste en bas de la côte il y a un escalier douze marches, qui approchent de plus en plus vite. En y arrivant, je décolle avec un élan formidable, saisis ma planche d’une main, plane, atterris lourdement sur la planche et rebondis pour finir la face dans l’herbe et le gravier à côté du chemin.

J’entends des cris et des éclats de rire derrière moi. Je me relève.

— Tu n’as rien? demande Wally, tenant sa planche à la main. Il a descendu les marches en courant.

Je crache des morceaux d’herbe et de gravier.

— Non, ça va.

— Tu ne t’es pas fait mal au poignet?

— Non, j’ai pris bien soin d’atterrir face la première.

Je me suis fait enlever le plâtre il y a juste trois jours. Je m’étais cassé le poignet en faisant du skate, bien entendu.

— Bel atterrissage! dit un gars costaud accompagné de deux filles qui ricanent. Il est en 12e année et joue au football.

— Parce que tu pourrais faire mieux?

Il s’arrête.

— Qu’est-ce que tu dis?

— J’ai juste dit merci.

— Restons-en là! lance-t-il d’un ton agressif en s’éloignant.

— Ce saut-là est assez dangereux sans que tu essaies en plus de narguer un gars qui pourrait te casser en deux, dit Wally.

— Je n’ai pas peur de lui.

— Si tu n’as pas peur de lui, tu es encore pirement stupide que je pensais.

— Pirement stupide? Qui t’a appris à parler?

— C’est toi. Toi et la télévision.

— Une combinaison gagnante.

La première fois que j’ai vu Wally, nous étions en 4e année. Il était le nouveau de la classe, à peine débarqué d’un avion venant de Pologne, et l’enseignant m’avait demandé de m’occuper de lui. Les seuls mots qu’il connaissait étaient Nike, Coke et salut. Nous sommes bons amis depuis ce temps-là.

— Tu ne commences pas à être fatigué de manquer ce saut-là? demande Wally.

— J’étais fatigué de le manquer dès la première fois. Ça ne veut pas dire que je vais arrêter d’essayer. Je ne vais pas laisser quelques sauts manqués me décourager.

Quelques sauts? se moque Wally. On est en mai. Tu as essayé ce saut pour la première fois en février. Et tu l’as essayé chaque jour en revenant de l’école. Ça doit faire au moins soixante fois.

— Pas autant que ça! dis-je en protestant.

— Vingt fois par mois pendant trois mois. Fais le calcul.

— En tout cas… Mais cette fois-ci, je l’ai presque rentré, tu es d’accord?

— C’était pas mal. As-tu déjà pensé que si tu le prenais avec un peu moins de vitesse, tu aurais moins d’élan et tu le réussirais peut-être?

— Tu connais ma devise : Il_9781554694228_0009_001 Vise haut ou rentre à la maison Il_9781554694228_0009_002.

— C’est un bon slogan à afficher sur un pare-chocs, mais avec toi c’est souvent Il_9781554694228_0009_001 Vise haut et rentre à l’hôpital Il_9781554694228_0009_002.

— Très drôle.

— Je n’essayais pas d’être drôle.

— Je ne me blesse pas si souvent que ça, dis-je, sur la défensive.

J’avais intentionnellement placé ma jambe droite derrière la gauche pour cacher le trou que je venais de faire dans le genou de mon jean.

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